Foire Aux Questions


Sommaire

  • nº1 ~ Fonctionnement du service en crèche
    • - Est-ce que mon enfant utilisera constamment les mêmes couches ?
    • - Dois-je acheter mes couches ?
    • - Combien de couches comprend la formule ?
    • - Les professionnels des crèches doivent-ils changer mon bébé plus souvent qu'avec une couche jetable ?
    • - Pourquoi y a t'il un papier en cellulose (ou feuillet de protection) sur l'insert de la couche ?
    • - L'enfant rentre-t'il chez lui avec une couche textile ?
    • - Quelle est la durée de vie de vos couches ?
    • - Comment garantissez-vous la traçabilité des couches ?
    • - Que faites vous des couches en fin de vie ?
  • nº2 ~ Le nettoyage en blanchisserie
    • - Que garantit la démarche RABC ?
    • - Quelles sont les conséquences écologiques de ce nettoyage ?
  • nº3 ~ Lexique
    • - Petit rappel biologique
    • - Le change
    • - L'erythème fessier
    • - Les urines
    • - Les selles


Fonctionnement du service en crèche

Est-ce que mon enfant utilisera constamment les mêmes couches ?
Non. Chaque couche est continuellement démontée avant lavage pour être remontée une fois propre. L'assemblage culotte + alèse + insert varie donc à chaque lavage. Ce procédé nous permet de nettoyer de manière plus précise chacune des pièces et de les faire vivre le plus longtemps possible. De plus, la méthode RABC garanti la biodécontamination de l'ensemble, comme pour le linge d'hôpital. Il n'y a pas plus de risque d'utiliser ces couches que d'utiliser les serviettes de toilette d'un hôtel, les couverts d'un restaurant ou les bavoirs et gants de toilette des crèche !
Par ailleurs, les fesses de votre enfant repose immédiatement sur les "feuillets de protection" qui, eux, sont à usage unique.



Dois-je acheter mes couches ?
Non, le principe de notre service est de vous louer les couches et de les laver. C'est ce que l'on nomme l'Économie de Fonctionnalité (Violette COMBE, Stéphane PERRIER, Bruno PIREYN et Caroline RICHARD, Etude prospective sur l'économie de fonctionnalité en France, Paris, juin 2008.) : c'est une forme de circuit court, avec une organisation forcément locale. Selon Philippe Estèbe : « Un monde dans lequel le droit de propriété devient minoritaire par rapport au droit d'usage ouvre la voie à un changement des rapports sociaux. Car il implique de la proximité et un mode de vie plus communautaire. » Moins de biens, plus de lien... Vendre des services plutôt que des biens matériels et répondre ainsi à la crise de la gestion des déchets ménagers comme aux défis du changement climatique et de la raréfaction des ressources : l'intérêt de l'économie de fonctionnalité est triple, économique, social et environnemental.



Combien de couches comprend la formule ?
Autant que votre enfant en aura besoin pendant sa journée en crèche ! Ce sont les crèches qui fixent les quantités par enfants au départ. Elles peuvent à tout moment revenir sur ces quantités d'être au plus près des besoins de l'enfant.



Les professionnels des crèches doivent-ils changer mon bébé plus souvent qu'avec une couche jetable ?
Non, ils changent votre bébé dès qu'il s'est souillé. Pour les plus petits, il faut jusqu'à 6 changes par journée en crèche, et un peu moins au fur et à mesure que votre bébé grandit. C'est la prolifération des bactéries présentes dans les selles ainsi que la décomposition en ammoniaque de l'urine qui peuvent provoquer des irritations.



Pourquoi y a t'il un papier en cellulose (ou feuillet de protection) sur l'insert de la couche ?
Ce consommable à la particularité d'être biodégradable et facilite le travail de compostage. Grâce à lui, les selles se retirent plus facilement avant le lavage en machine. Il ne provoque pas d'allergie et est certifié Oeko-Tex ®



L'enfant rentre-t'il chez lui avec une couche textile ?
Non, la dernière couche de la journée en crèche est une couche à usage unique. Nous ne pouvons pas laisser rentrer chez lui l'enfant avec une couche Arbalange pour des questions de traçabilité et de respect de condition d'entretien.



Quelle est la durée de vie de vos couches ?
La durée de vie des couches se calcule en terme de cycle de lavage. Elles sont garanties 400 cycles de lavage mais, afin d'éviter tout désagrément, Arbalange les retire au bout de 350 cycles maximum.



Comment garantissez-vous la traçabilité des couches ?
Par le marquage des couches : La traçabilité, c'est l'aptitude à retrouver l'historique d'un article ou d'une opération au moyen d'une identification enregistrée. La traçabilité en blanchisserie, c'est donner en permanence une preuve formelle du traitement conforme du linge. Nous allons systématiser l'utilisation de codes barres (ou tag RFID) sur les couches. Un travail d'interfaçage informatique est actuellement en cours, de façon à optimiser la gestion des stocks chez Arbalange et en blanchisserie.



Que faites vous des couches en fin de vie ?
Nous les recyclons en partie. La culotte extérieure ainsi que 75% de l'insert sont envoyés aux Relais d'Emmaüs pour participer, dans le cadre du programme Métisse, à la fabrication de panneaux d'isolation thermique et acoustique pour le bâtiment en fibres textiles recyclées. L'alèse et la culotte permettent d'obtenir de nouvelles fibres de polyester pour fabriquer des vêtements en fibre polaire. Nous recherchons une filière pour leur donner nos rebus.



Le nettoyage en blanchisserie

Que garantit la démarche RABC ?
L'Agence Française de normalisation (AFNOR) est la seule autorité de certification habilitée à reconnaître et attribuer des certifications en France. La norme EN 14065 décrit un système de management permettant d'assurer la qualité microbiologique des textiles traités en blanchisserie utilisés dans des secteurs spécifiquement définis dans lesquels la maîtrise de la biocontamination est nécessaire : secteurs des produits pharmaceutiques, établissements de santé, alimentation, produits de soin, cosmétiques.
Cette nouvelle norme EN 14065 qui introduit la méthode RABC (Risk Analysis and Biocontamination Control ou Analyses des risques et controle de la contamination biologique) reprend intégralement les 7 principes HACCP dont les règles de base sont :

  • - Identifier tous les dangers liés à la contamination, à la non-décontamination et à la recontamination du linge.
  • - Appliquer à ces dangers des actions préventives efficaces et en assurer la surveillance et la traçabilité.

Pour éviter tout risque de confusion, la méthode HACCP appliquée à l'alimentaire a été rebaptisée RABC pour son application linge. Mais les deux méthodes sont similaires.
Cette démarche n'est pas obligatoire mais est, selon nous, la meilleure réponse aux questions d'hygiène des inserts des couches utilisées pour le service Arbalange, culotté et engagé.
Il s'agit d'un projet volontariste qui repose sur une constante recherche d'amélioration de la qualité des prestations hospitalières. C'est une méthode qui organise une démarche de qualité au service de l'usager: lutte contre les infections nosocomiales et sécurité des malades et des personnels, Description de la marche en avant : le linge est collecté, pesé, compté, stocké à l'entrée de la blanchisserie dans la zone dite « Zone Sale ». Le linge passe ensuite en machine à laver « barrière » (machine à double hublots : maîtrise de la température de l'eau selon les articles, du nombre de cycle, du chargement et du temps de lavage). Une fois propre, il est récupéré en « Zone propre », puis séché et plié. Le transport du linge propre jusqu'à Arbalange est assuré par les blanchisseries.



Quelles sont les conséquences écologiques de ce nettoyage ?
Grâce à l'économie d'échelle, nos machines utilisent moins d'eau et d'énergie par couche qu'un lavage domestique. L'empreinte écologique des couches textiles devient bien plus favorable que celle des couches jetables.



Lexique

Petit rappel biologique
Le contrôle de nos déjections se fait grâce aux sphincters : les sphincters anaux, qui empèchent la sortie involontaire des matières fécales, mais permettent leur sortie lors de la défécation et le sphincter vésical, qui joue le même rôle pour la sortie de l'urine de la vessie, permise lors de la miction.

Le contrôle de la défécation, donc des sphincters, marque un des stades de l'évolution de l'enfant : en France, celui-ci devient « propre », il n'a plus besoin de couches, et peut être scolarisé. Du fait de la forte portée symbolique de cette étape d'accession à la maturité, les psychanalystes ont nommé cette étape le stade anal (succède au stade oral).

L'acquisition du contrôle mictionnel chez l'enfant passe par 3 étapes :
- la vessie infantile, automatique
- la vessie immature qui permet un contrôle diurne
- la vessie adulte qui se caractérise par une augmentation de la capacité et la mise en place d'un contrôle volontaire diurne et nocturne.



Le change
Parler de change, c'est dire changer les couches sales. Ce geste d'hygiène pluri-quotidien est l'occasion d'échanges tactiles de proximité qui vont favoriser la relation de l'enfant à l'autre.
La peau de Bébé est fine. Au niveau du siège, la décomposition de l'urine et les selles peut provoquer des irritations en restant au voisinage de la peau en permanence. Les couches jetables actuelles, ultra-absorbantes, n'évitent pas la proximité de la peau et des excréments surtout dans les plis. Prendre soin de la peau à chaque fois, c'est une garantie presque sére d'éviter les rougeurs ou autres désagréments.
Les urines sont émises souvent mais en petites quantités. Bébé n'ayant aucune maîtrise de ses sphincters, et, ne recevant qu'une alimentation liquide, il évacuera sa vessie régulièrement. Les selles, elles, sont émises de façon réflexe, à chaque fois qu'il tête. Leur nombre diminuera au fur et à mesure que l'alimentation se fera plus solide. Faut-il changer Bébé avant ou après le biberon ? Certains bébés préfèrent ne pas être bousculés après le repas, parce qu'ils régurgitent par exemple ; laissez-leur faire un rôt et s'endormir tranquillement ! D'autres se réveillent doucement et une petite stimulation les met en train pour le repas. Ils seront changés avant. Ceux qui sont si pressés que rien ne peut les faire patienter seront plutôt changés après le biberon.
Si l'on dispose d'un lavabo, de l'eau et un savon conviennent très bien pour nettoyer la peau du siège. Vous pouvez aussi utiliser une émulsion légèrement grasse telle qu'un lait hydratant pour la Toilette. Ces produits sont conçus spécifiquement pour la peau de Bébé et n'ont pas besoin de rinçage ni de séchage.
Le lavage se fera de l'avant vers l'arrière à l'aide d'un gant de toilette retourné en cours de soin et lavé à chaque fois.
Le séchage est plus doux et plus efficace par tamponnage. Une Crème Protectrice pour le Change, riche en oxyde de zinc terminera ce soin en protégeant la peau de l'humidité et des irritations (notamment aux changements d'alimentation).



L'erythème fessier
Les fesses rouges sont un des petits soucis classiques chez Bébé. Attention cela peut dégénérer en érythème fessier. Au-delà de l'aspect inesthétique, c'est douloureux pour Bébé, ce qui peut le rendre irritable.

Au début la peau est simplement irritée, comme après un frottement, essentiellement au pourtour des parties génitales ou dans les plis. Il arrive que ça évolue vers une extension à toutes les fesses ! Alors la couleur est plus vive, la peau devient suintante et épaissie. Cela finit par sécher si ça ne se surinfecte pas. Les couches (jetables ou lavables) peuvent être la cause de ces rougeurs bien que ce soit assez rare quand l'enfant est fréquemment changées. La fragilité de la peau à cet endroit et la présence constante d'urines et de selles sont aussi à prendre en compte.

Certains enfants ont besoin de soins plus fréquents que d'autres. Pour ces enfants, il faut changer les couches plus souvent, laver, rincer et sécher la peau soigneusement, appliquer de façon plus assidue une crème protectrice, telle que de la Crème Protectrice pour le Change, à l'oxyde de zinc. L'été, laisser les fesses de l'enfant à l'air sera d'un grand secours. Si la peau devient suintante, il y a lieu de remplacer la crème protectrice par l'application d'un produit à effet asséchant (éosine ou bleu de Milian). Certains médicaments, certaines maladies (diarrhée ou muguet par exemple), certains événements (poussée dentaire) favorisent cet incident. En soignant ces problèmes, cela contribue à améliorer l'état de la peau de l'enfant. Si ces rougeurs ne passent pas malgré toute votre attention et surtout si cela s'aggrave, il sera nécessaire d'en parler au médecin. Cela peut cacher un problème plus général qu'il faut détecter. Il vous prescrira peut-être des produits à l'action plus radicale. (Définition de la fneje)



Les urines
L'observation de la quantité et de la qualité des selles et des urines fait partie de la surveillance quotidienne d'un petit enfant.
Chez Bébé, les urines sont fréquentes, abondantes, claires et presque inodores. On ne s'en inquiète presque pas tant il est habituel de retrouver les couches mouillées à chaque change. Il peut arriver qu'elles se raréfient en cas de déshydratation : elles sont alors plus foncées et odorantes. Si les couches ne sont plus mouillées à chaque fois, peut-être Bébé a-t-il simplement eu chaud et a-t-il eu des pertes d'eau importantes par la peau. Après avoir augmenté la ration d'eau, tout devrait rentrer dans l'ordre.
Les infections urinaires ne sont pas rares chez le petit bébé. Plus fréquentes chez les filles, elles se manifestent assez souvent par des vomissements et une petite fièvre. Cela peut aussi gèner l'enfant qui pleure de manière inhabituelle. Un traitement sera prescrit par le médecin que vous consulterez.



Les selles
Les selles sont plus faciles à observer que les urines. Elles sont en général un peu molles, s'aplatissent dans la couche et leur couleur varie du brun clair au brun foncé, avec des nuances vertes ou rougeâtres quelquefois. D'ailleurs, en changeant de lait ou d'aliments ou même avec certains médicaments, la couleur des selles change.
Les selles de Bébé nourri au lait maternel sont tout à fait caractéristiques : leur couleur est jaune d'or, leur aspect est celui de grumeaux au milieu d'un peu de liquide. Chez le Bébé au biberon, les selles sont au nombre de 1 à 4 par jour selon le lait. Le nombre de selles diminue avec l'apport d'aliments solides et se régularisera à 1 par jour vers 18 mois. On parle de constipation lorsque Bébé a moins d'une selle par 48 heures et si en plus, elles sont dures, sèches. Une concentration du lait inadéquate, une insuffisance de boisson en été ou un déséquilibre de l'alimentation, sont souvent à l'origine de cette paresse intestinale.
Selon le cas, vous vérifierez la manière de préparer les biberons et les doses à respecter ou vous augmenterez l'apport en aliments à fibres, tels que les légumes et les fruits crus ou cuits. Donner à boire de l'eau à Bébé est aussi un manière simple de remédier à la constipation. La diarrhée est une augmentation de la fréquence des selles jointe à un aspect plus liquide. Cela peut être tout à fait bénin, simple reflet d'un stress ponctuel ou du passage d'un virus. Pour compenser les pertes supplémentaires en eau, vous donnerez à boire en plus des biberons de l'eau additionnée (en pharmacie) ou non de sels de réhydratation. Pour éviter que les fesses ne s'abîment sous l'afflux de matière, vous pouvez appliquer une crème protectrice pour le change.
Si Bébé a une alimentation solide, privilégiez les aliments riches en fibre (pomme crue râpée, riz bien cuit, carottes, etc...) au dépens des aliments laxatifs (légumes verts, agrumes...).Les selles se normaliseront en quelques jours, d'abord en diminuant en fréquence puis en s'épaississant. Vous consulterez impérativement le médecin si la diarrhée est importante, si elle persiste ou si elle est associée à d'autres problèmes tels que de la fièvre, des vomissements ou un amaigrissement visible



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