Les couches jetables sur le banc de Couche
- nº1 ~ Les enjeux environnementaux
- nº2 ~ Le coût des couches à usage unique
- nº3 ~ La situation dans le monde
- nº4 ~ Les biodégradables en question
- nº5 ~ Le confort en question
nº1 ~ Les enjeux environnementaux
Pour 1 enfant : consommation de couches jetables versus couches textiles en 2,5 ans sur la
base de 5090 couches jetables de 55gr (100gr usagées) et 24 couches textiles de 120gr.
Calcul Arbalange - réalisé à partir des rapports An Updated Lifecycle Assessment Study for Disposable and Reusable Nappies Environment
Agency du 17/10/2008 une mise à jour du the Life Cycle Assessment of Disposable and Reusable Nappies in the UK de 2005 & du Life cycle
assessment: reusable and disposable nappies in Australia de 2008.
Une consommation mondiale de couches jetables de plus en plus soutenue
La stabilisation de la natalité dans les pays développés, où plus de 96 % des bébés portent des couches jetables,
a contribué à la saturation du marché originel. A ce titre, l'expansion économique de la Chine et de l'Inde arrive
à point nommé. Ces pays à très fort potentiel, où la couche jetable ne touche, respectivement, que 6 % et 2 % du marché,
constituent un front prioritaire pour Pampers et ses rivaux. La couche jetable est aussi une poule aux oeufs d'or pour le
secteur pétrochimique, qui fournit le polymère indispensable aux vertus absorbantes du produit.
L'édition 2008 révisée du rapport de l'Agence Britannique pour l'Environnement, sur le cycle de Vie des couches jetables
et des couches réutilisables, confirme que l'utilisation des couches textiles est une option plus ecologique que les couches
jetables. Cette étude, la plus vaste et la plus exhaustive du genre jamais entrepris sur l'examen des deux systèmes de couches
indique clairement qu'en respectant le scénario suivant ; lavage des couches en charge complète à 60% maximum, séchage en plein
air et réutilisation des couches sur un 2iéme enfant, cela permettrait une réduction de 40% des gaz à effet de serre (soit près de
200kg de Co2 sur 2,5 ans ou l'équivalent des rejets d'une voiture sur près de 1000 km).
Une étude de l'Université Victoria (Nouvelle-Zélande) arrive aux mêmes conclusions : Les résultats montrent que l'empreinte
écologique des couches textiles (2300m2) est 46% inférieure à celle des couches jetables (4300m2) selon le même scénario d'usage.
sources :
- La couche jetable, une libération pour les bébés... et les mamans, 06/08/09, Les échos.
- Rapport de l'Agence Britannique pour l'Environnement du 17/10/2008 et calcul de l'empreinte écologique de l'Université de Victoria, Auckland (N-Z)
Superficie moyenne des terres pour la production de matières première
au cours du cycle de vie de chaque type de couche
nº2 ~ Le coût des couches à usage unique
Couches jetables: la croissance ne crée pas d'emploi en France
3,25 millions d'unités vendus en 2007. Procter & Gamble (Pampers) est numéro 1 et totalise 55% des ventes en grandes
et moyennes surfaces. Pour maintenir leurs positions, les groupes leaders en France multiplient les plans de
restructuration (avec à la clef de vastes plans de réduction d'effectifs), ou consolident leurs actifs industriels
dans les pays émergents.
En France, 59% des couches-bébés sont importées, on ne compte plus que 7 sites industriels.
30 opérateurs, relevés nuit et jour, suffisent à approvisionner les machines des lignes de production et assurer un flux continu à raison
d'1 couche toutes les 3 secondes (entièrement automatisé jusqu'à la palettisation).
sources :
Xerfi 700 - Articles en papier à usage unique ou domestique - couches-bébés code NAF 17.22.12 - INSEE - Décembre 2008/BPE/CCO - & http://www.autodesk.fr/adsk/servlet/item?siteID=458335&id=11562974
nº3 ~ La situation dans le monde
Glisser votre souris sur les points pour accéder aux informations.
nº4 ~ Les biodégradables en question
Trier et recycler oui, mais d'abord réduire
Il faut se méfier de certains adjectifs. L'emploi systèmatique du mot « biodégradables » est problèmatique.
Les couches jetables, dites biodégradables, ont fait leur apparition sur le marché récemment.
Elles sont 40 % plus chères et leur taux de biodégradabilité varie selon les marques.
Une fois usagées, elles intégrent la même filière de traitement des déchets que les couches jetables ordinaires. Pourquoi ?
Tout simplement parce que les collectivités proposant la collecte sélective des déchets organiques sont très peu nombreuses
dans l'Hexagone. Même si elles étaient 100 % biodégradables (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui), elles ne font pas partie
des déchets collectés séparément en vue d'un traitement par compostage ou méthanisation.
Le compostage individuel des couches, quant à lui, est quasi impossible : les plastiques, velcros et élastiques ne se
décomposent pas et compte tenu de la quantité quotidienne de déchets qu'elles représentent par foyer les composteurs individuels ne sont pas adaptés.
En amont, ces couches nécessitent une quantité tout aussi importante de matières que les couches jetables.
Nous avons établi une moyenne sur la fréquence d'utilisation des couches pour 1 enfant jusqu'à sa propreté.
Notre calcul est le suivant : 8 x 240 (8 mois) + 7 x 150 (5 mois) + 6 x 150 (5 mois) + 5 x 120 (4 mois) + 4 x 90
(3 mois) + 3 x 60 (2 mois) + 2 x 40 (1,5 mois) = 5090 couches par enfant en environ 2,5 ans.
nº5 ~ Le confort en question
Les couches existent, sous une forme ou une autre, depuis des temps immémoriaux. Des cultures du monde entier ont employé
les matériaux dont ils disposaient comme la peau de phoque chez les Inuits ou les langes et l'emmaillotage chez les Européens.
La production en série des couches en tissu a débuté à la fin du XIXe siècle. Il faut attendre la Seconde Guerre mondiale pour
assister à l'introduction du service de livraison lavage de couches, destiné aux mères au travail.
Le confort en question
Avant les langes étaient une sale besogne car la lessive était une véritable corvée. Il faut attendre 1963 pour voir
apparaître la première machine à laver automatique avec la programmation du lavage, du rinçage et de l'essorage. La machine
à laver est une révolution et dans les années 1970 les foyers finissent de s'équiper (35% le sont en 1960, 70% en 19741).
Mais les années 1960 sont aussi marquées par l’automatisation de la production industrielle. De nouveaux produits inondent le marché,
le concept du jetable fait son entrée et la société de consommation s’installe progressivement. L’objet à usage unique devient un
argument de vente. Ainsi, parallèlement à l'invention de la machine à laver moderne, une première ébauche de couche bébé à usage unique est lancée
(Celatose par Coussineige en 1955). Grâce au travail de Vic Mills, Procter & Gamble lance aux Etats-Unis son propre modéle.
Après quelques années de "peaufinage" il sera commercialisé à la fin des années 1960 sous le label "Pampers". En France, la
couche jetable apparaît dans les années 70, et reste très paramédicale. On est dans le domaine de l'hygiène et pas dans le
domaine du confort. C'est en 1978 que Pampers arrive en France, face aux leaders du marché Céline et Peaudouce, avec l'apparition
des bandes adhésives, qui remplacent les épingles à nourrice. Et la notion de progrés de ces couches ne s'appuie que sur une seule
idée : maintenir le bébé au sec le plus longtemps possible ... pour ne plus avoir à faire de lessive !
Les couches jetables : une libération pour les parents ... et surtout pour les mamans
à la faveur d'un matraquage publicitaire d'une efficacité redoutable, les couches jetables s'imposent et apparaissent comme la
seule et unique solution du bien-être des bébés : super-absorbantes-barrières-anti-fuites-protectrices...
La priorité des priorités : l'absorption. On enferme bébé dans son pipi. Au point que l'enfant n'est plus stimulé lors de son
évacuation et qu'il devient propre de plus en plus tard faute de sentir ses propres déjections. Ainsi, à y regarder de plus près,
la couche jetable n'est pas un outil d'apprentissage mais un outil de rétention.
Le bébé s'habitue à la tiédeur chaude de cette humidité. A 3 ans, quand on lui demande tout d'un coup de s'asseoir sur un pot
(avant de rentrer en maternelle) bébé ne comprend pas du tout ce qu'on lui veut. Il a une activité énorme, il a envie de jouer,
de courir, de bouger, c'est l'âge de la pleine motricité mais il faut s'asseoir et attendre on ne sait quoi. Il sent qu'il déçoit
ses parents, en plus on lui a enlevé sa couche il y a une demi-heure, justement, il venait de la tremper !
A ce moment-là, le bébé est perdu : il est très compliqué pour lui de faire la relation entre le sphincter, la perception,
faire plaisir, être au bon endroit, être immobile et attendre.
Si la question du confort de l'enfant reste encore donc à démontrer celle des parents est acquise. De manière indéniable la
couche jetable a libéré des générations de parents des contraintes biologiques de leur progéniture. Plus de lessive, plus de
séchage et même moins de changes puisque la couche maintient bébé dans une sensation de sec plus longtemps.
D'un point de vue général, les tâches ménagères sont, on le sait, inégalement réparties dans le couple. Les femmes en
assument souvent la plus grande partie (80% des taches2), même si des évolutions sont perceptibles pour les jeunes générations.
Or, l'arrivée d'un enfant s'accompagne de tâches supplémentaires, elles aussi le plus souvent assumées par les femmes. On peut
donc en conclure qu'il s'agissait d'une révolution encore plus forte pour les mères que pour les pères.
Aujourd'hui, si la question des lessives ne se pose plus pour les couches jetables, il ne faut pas négliger celle des courses.
Elles sont achetées à 87% en supermarché3, 3 à 4 fois par mois ... par les mères ! En effet, avec l'arrivée d'un enfant le déséquilibre
du partage des tâches entre conjoints s'accentue.
Ainsi, les femmes s'occupent « toujours » ou « le plus souvent » des courses à 77%2.
Les couches lavables : du confort pour les enfants
Les langes lavables, pour la plupart des carrés de tissu à plier, étaient encore la norme dans les années 70. Dans les 10 ans qui
ont suivi l'arrivée des couches jetables, sous l'efficacité d'usage de ces dernières et la pression publicitaire, la proportion
d'utilisateurs des langes a rapidement chuté pour n'atteindre que 10% du nombre total d'usagers (aujourd'hui, on l'estime entre 4% et 6% en France).
Lorsque dans les années 90 les médias se penchent sur la problèmatique de l'écologie grâce à des études scientifiques, la demande
pour des langes à laver refait surface. En 1988 la marque suédoise Imse Vimse propose un nouveau modéle plus efficace que les langes.
En 1991, une entreprise Canadienne, Mother-Ease, propose un système dis TE1 (tout-en-un), puis un autre systéme de couche + culotte
séparée qui sera un véritable succès. Puis d'autres marques arrivent sur le marché comme Popolini, GDiapers et des centaines d'autres.
Ces nouvelles couches lavables sont basées sur la découpe des couches jetables, empruntant le côté pratique de la mise en place et
efficacité anti-fuite : intégration de velcros, élastiques à la taille puis aux cuisses, utilisation de nouveaux matériaux, inserts
de plus en plus performants ... Les couches lavables sont devenues de plus en plus techniques.
Ici la question du confort de bébé est au centre des préoccupations (pour 30% des parents utilisant ce type de couche).
Bannissant l'intégration de gel super-absorbant (le polyacrylate de sodium réticulé des couches jetables), les couches lavables
développent de plus en plus de solutions respirantes et anti-fuites. Favorisant une démarche globale, la majorité des fabricants
s'obligent à produire localement et à privilégier des produits issus du commerce équitable et/ou d'agricultures biologiques - conscients
que la culture conventionnelle du coton reste à ce jour l'une des plus polluante au monde.
Aujourd'hui, les équipements électroménagers de nos foyers n'ont plus grand chose à voir avec ceux des nos grands-mères.
En moyenne, 93,9% des foyers sont équipés de lave-linge (Source : Insee, SRCV-SILC 2007), ainsi le lavage du linge qui était
vécu comme une corvée longue et fastidieuse à bien changé. Par ailleurs, les fabricants travaillent de plus en plus sur l'efficience
écologique de leur produit ce qui réduit de plus en plus les factures d'eau et d'électricité. Malgré cette nouvelle facilité d'usage,
on note que la prise en charge du linge dans la maison est quasi exclusivement féminine (lavage, repassage, raccommodage). Résultat,
malgré le temps gagné, ce sont encore majoritairement les mamans qui lavent les couches avec le reste des affaires entre 2 et 3 fois par
semaine (sources : sondage internet Arbalange, sur un échantillon de 700 parents, janvier 2009). Concernant le séchage, elles sont 70% à
utiliser un étendoir plutôt qu'un séche-linge ... S'il y a donc un point à améliorer dans les couches lavables c'est l'implication des papas !
« Considérer la couche lavable comme rétrograde, c'est regarder le doigt du sage qui montre la lune.
Car il s'agit aussi de lutter contre une imbrication de systèmes qui, s'ils nous ont libérées du lavoir
et de la nurserie, nous aliénent maintenant tant par leurs coûts environnementaux,
financiers, humains que par les pollutions qu'ils entraînent. »
collectif Vertes de rage
Les couches lavables : du confort pour les enfants
Avant toute chose, il est bon de rappeler qu'une couche, quelle soit jetable ou lavable, sert à la même chose : permettre
l'acquisition de la propreté et circonscrire les dégàts ménagers !
Or, d'un côté nous avons un « outil » à usage unique, rapide et efficace pour les parents
et de l'autre un « outil » réutilisable, qui permet un meilleur apprentissage et plus confortable
pour le bébé.
Rapporté aux considérations écologiques et à la liberté acquise des parents (et en particulier des mamans)
il nous semble donc que la meilleur solution est sans aucun doute un service de couche.
Voilà pourquoi nous avons imaginé Arbalange, culotté et engagé : un service unique - plus de temps, plus de liberté ... Et plus besoin de penser aux couches !
Les couches jetables pour le confort des parents.
Les couches lavables pour le confort des enfants.
Arbalange pour le confort des familles et des professionnels
sources : 1 : L'histoire de la machine à laver
2 : Etude de l'Ined - Institut National d'Etudes Démographiques - Arnaud Régnier-Loilier, "L'arrivée d'un enfant modifie-t-elle la répartition des tâches
domestiques au sein du couple", Population & Sociétés, n°461, novembre 2009
3 : Sondage internet Arbalange, sur un échantillon de 700 parents, janvier 2009
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